• - Dernier rendez-vous d'Isabelle Aubret

     

    En ce 13 mars, dix-neuvième anniversaire de la mort de Jean-Ferrat c’est bien sûr l’occasion de revoir et réentendre dans les médias celle qui fut sa petite sœur du monde artistique et qui l’appelait affectueusement « tonton » à savoir la toujours pétillante Isabelle Aubret.

    Sa présence lors d’un récent « talk show » consacré au regretté retraité ardéchois d’Entraigues m’a donné envie d’écouter l’enregistrement du concert qu’elle a donné en 2016 à l’Olympia et intitulé « Dernier rendez-vous ».

    J’étais déjà convaincu des qualités exceptionnelles d’interprète de cette petite bonne femme d’origine Lilloise mais j’avoue avoir été stupéfait qu’à 78 ans (elle a fêté ses quatre-vingts ans en juillet 2018) elle garde une quasi perfection dans son chant. Le souffle est intact, l’articulation et le rythme parfaits et la justesse et hauteur de sa voix telles qu’elle les avait dans sa jeunesse.

    Mais les qualités d’Isabelle Aubret ne sont pas seulement celle d’une grande chanteuse mettant en valeur les œuvres de Ferrat ou Brel. On peut aussi apprécier lors de ce concert ses talents de réciteuse des magnifiques poèmes qu’elle a su choisir avec goût pour mettre en valeur les textes de Claude Lemesle, de Georges Chelon, Jacques Debronckart et de quelques autres.

    J’ai eu lors de l’écoute du « dernier rendez-vous » de cette grande petite dame beaucoup de joie, de plaisir et osons le dire des instants de bonheur.

    En espérant qu’il en sera de même pour vous je vous en livre ici un extrait, une chanson peu connue de Claude Lemesle pour les paroles et Roger Candy pour la musique intitulée « Des Cornouailles à l’Oural ».

    Bonne écoute.


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  • - Michel Legrand

     

     

    Un magnifique album intitulé Mare Nostrum III vient de sortir en ce mois de janvier 2019 réunissant les talents de Richard Galliano à l'accordéon, Paolo Fresu au buggle et Jan Lundgren au piano.

    Il inclut une superbe interprétation mélancolique et intuitive du morceau "Les moulins de mon coeur" composé par le regretté Michel Legrand aui vient de mourir et qui fut, comme l'indique son patronyme, un des plus grands compositeurs de notre époque.

    Un très bel hommage anticipé à ce excellent artiste


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    Ce film de Tim Robbins sorti en 2008 n'a pas, à mon avis, reçu le succès qu'il mérite.

    Il relate les derniers jours d'un condamné à mort et des relations entre ce prisonnier et une nonne auto désignée pour l'accompagner dans cette "dernière marche" vers son triste destin.

    Les deux acteurs jouent merveilleusement bien leurs rôles respectifs. Sean Penn est étonnamment crédible en condamné à mort et Susan Sarandon ne l'est pas moins en bonne sœur d'origine bourgeoise brutalement immergée dans le monde du crime.

    L'originalité du scénario, outre la confrontation paradoxale entre une femme profondément charitable et un voyou non repenti vient du fait que ce dernier est véritablement coupable d'un crime horrible. mais n'en génère pas moins chez la nonne et le spectateur, compte tenu de l'atrocité (très réaliste) de son exécution, de la pitié.

    On sort de la vision de ce film ébranlé par le paradoxe existant entre la bonté et la générosité sincère de la sœur d'une part et d'autre part le crime horrible du condamné mais aussi la cruauté et probablement l'inutilité de la supposée vengeance appliquée par la société.

    Quelle soit notre opinion personnelle sur la peine de mort, ce film magnifique mérite notre attention et ne nous laissera pas insensible.


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  • - Willy Ronis

     

    Willy Ronis est à mon avis l’un des photographes humanistes qui ont marqué de leur empreinte le vingtième siècle. Français malgré son nom à consonance anglo saxonne, il est né à Paris en 1910 et mort dans la même ville le 11 septembre 2009.

    J’ai eu l’occasion de visiter en août dernier la magnifique exposition qui lui est consacrée pour les dix ans du pavillon carré de Baudouin dans le vingtième arrondissement de Paris, quartier de Ménilmontant où il prit tant de photos, précurseur qu’il était de ce que l’on appelle aujourd’hui la « street photography ».

    Je ne peux que conseiller à toute personne passionnée ou tout simplement intéressée par l’art photographique d’aller visiter cette exposition. Elle est gratuite et est prolongée jusqu’au 2 janvier 2019.

    Exposition Willy Ronis au pavillon carré de Baudouin

    On y découvre tout le talent éclectique du photographe en parcourant les salles du pavillon où sont accrochées plus de 200 photos par époque et par thème. Plusieurs vidéos et un film permettent au visiteur de connaître ou mieux connaître cet artiste certes moins connu du grand public que Cartier-Bresson, Doisneau, Lartigue ou même Depardon ou Kertész mais faisant à coup sûr partie de la même catégorie d’acteurs majeurs de l’art photographique que l’on peut qualifier de « classique » dans le sens étymologique du terme c’est-à-dire dignes d’être enseignés.

    Son patrimoine photographique est énorme et il a eu l’intelligence d’en faire don à l’état français avant sa mort. C’est très important à notre époque à laquelle de nombreux fonds photographiques d’artistes reconnus risquent de se perdre par manque de conservation, de gestionnaire ou de moyens financiers et logistiques pour les stocker, les classer, les entretenir et les valoriser.

    Durant sa très longue carrière, de nombreux ouvrages et catalogues d’exposition ont été édités pour mettre en valeur l’œuvre de Willy Ronis mais je voudrais souligner ici la qualité exceptionnelle de celui qui vient de paraître sous le titre : « Willy Ronis par Willy Ronis, le regard inédit du photographe sur son œuvre » chez Flammarion.

    - Willy Ronis- Willy Ronis

     

     

     

     

     

     

     

    Je possède dans ma bibliothèque personnelle de nombreux livres consacrés à la photographie et aux photographes mais je crois pouvoir affirmer que celui-ci est certainement aujourd’hui un des tout premiers classés dans ma collection.

    Ce « pavé » relié de 25 cm par 32 cm, pesant près de 4 kilos et mesurant 55 mm d’épaisseur inclut en plus de 600 pages 590 photographies choisies par leur auteur comme marqueurs de son œuvre et commentées par lui, y compris avec des détails techniques sur les conditions et les paramètres de leur prise de vue.

    Ce livre n’est pas donné (75 Euros) mais ce prix apparemment élevé paraît justifié quand on a la chance, comme moi, de le posséder et de le compulser. Un magnifique cadeau à faire ou à se faire.

     

    - Willy Ronis- Willy Ronis

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    - Willy Ronis   - Willy Ronis


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  • - la fondation "Passerelles" de Rokia Traoré

     

    La chanteuse malienne Rokia Traoré a créé dans son pays une fondation dont l'objectif est, par le biais de l'activité culturelle, de redonner de l'espoir à de jeunes africains en les aidant à concrétiser leurs projets. Ceci devrait permettre à ces jeunes de s'épanouir dans leur propre pays et, par la même d'avoir envie d'y rester plutôt que d'émigrer vers des contrées étrangères supposées plus épanouissante à leur égard.

    Je trouve cette initiative remarquable et exemplaire. Pour une fois, une personne ayant acquis célébrité, reconnaissance et moyens dans le monde occidental a choisi de mettre ses moyens personnels au service de sa région d'origine plutôt qu'en profiter égoïstement dans un pays favorisé.

    Voici ce qu'elle en dit dans l'émission "premier rendez-vous de la Radio RTS La 1ère:

    et le lien avec le site de la fondation "Passerelle"

     Fondation Passerelle


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